Le rempart et le Planol

Le Rempart assurait la protection des biens et des personnes. C’était une haute muraille sans ouverture, comportant plusieurs tours et quatre portes. Un large fossé complétait le dispositif de sécurité. Au fil du temps le fossé fut comblé pour créer quatre places sur lesquelles se tenait une partie du marché hebdomadaire. Sur la place dénommée le Planol (aujourd’hui commandant Paul Demarne) il était aussi permis de jouer « à la paume ou au ballon ».

Au XVIIIème siècle, les bourgeois ouvrirent des portes et des fenêtres dans les façades des immeubles qui bordaient les places. Trois hôtels particuliers dont deux avec jardins datent de cette époque (rue des Jacobins et rue Louis Blanc). En 1765 les deux murailles reliant la porte du rempart à l’église St-Paul furent détruites puis en 1856 la porte disparut à son tour. Les trois autres portes existent toujours : rue Bozène, rue Filandière et rue Nafournés, ainsi que deux tours : rue Malbourguet et jardin rue Portanelle.

Les places dénommées respectivement aujourd’hui, Bataillon de l’Hérault, de la Victoire, Commandant Paul Demarne et de la République portent toutes un monument : une croix (1791), l’hommage à Peyrottes (1898), la fontaine monumentale dite le « griffe » (1870) et la Marianne (1892).

Le Planol (au sens de « petit espace plat ») fut longtemps l’espace public par excellence car outre le marché et les jeux, tous les grands événements de la vie publique se déroulaient ici : manifestations de tous ordres, rassemblements, bals, fêtes de quartier.

C’est ici qu’en 1870 fut implantée la fontaine, signe de progrès et symbole républicain. Le piédestal portant l’arbre de la liberté fut détruit en 1909.
Le changement de nom (Planol en Commandant Paul Demarne) fut décidé par le Conseil Municipal en 1944, l ’année même où le commandant Paul Demarne, chef du Maquis de Bir-Hakeim, fut abattu par les Allemands.